INTRODUCTION
Pour ce premier article nous avons choisi de vous parler du Darfour car le sujet est trop souvent et injustement ignoré par les médias et beaucoup d’entre nous ne savent pas réellement ce qu’il se passe dans cette région de l’ouest du Soudan, de la taille de la France ou 5,5 millions de personnes habitent. Le Soudan est un des régimes les plus durs et les plus discriminatoires au monde. Le gouvernement du soudan est issu d'un coup d'état en 1989 par la force et donc complètement illégitime, représenté par seulement 10% de l'électorat. Ce pays est habité au centre et au nord par des tribus arabes musulmanes et au Sud par des tribus noires musulmanes, chrétiennes et animistes. Depuis 1983, Khartoun (capital du Soudan) a fait presque 2 millions de morts et plus de 400 000 déplacés dans une guerre contre le sud du pays. Début 2005 un traité de paix est enfin signé entre les rebelles du sud et le gouvernement.Mais alors, que se passe-t-il vraiment au Darfour? Quels sont les origines du conflit et qui en sont les auteurs? Quel futur pour cette région? Je vais tenter de répondre à ces questions.
QUE SE PASSE T IL AU DARFOUR?Depuis février 2003 une guerre civile des plus atroces déchire le Darfour. Les régimes islamiques de Kartoum (capitale du soudan) envoient les tribus musulmanes « arabes » massacrer les tribus musulmanes « africaines ».Le gouvernement Soudanais engage des milices appelées Janjawids pour massacrer et faire fuir les musulmans africains de leur terre.
Ces milices sont armées et payées par le gouvernement, elles sont également soutenues par des bombardements de l'armée soudanaise lorsqu'elles attaquent les villages. Les Janjawids (traduit par guerrier à cheval) attaquent les villages, les écoles, avec une violence inouïe, une violence et une cruauté digne des tribus les plus barbares du moyen-âge. Les Femmes sont battues puis violées, les hommes et les enfants sont déchiquetés à la machette, exécutés au fusil, ou même brûlés vif. Les villages, les écoles et les récoltes sont brûlés et bombardés.
Les chiffres font peur, début avril 2008 l'ONU redéfinit le nombre de morts depuis 2003, un constat effrayant, plus de 300 000 morts en 5 ans, 230 000 réfugiés et 2,5 millions de déplacés.
Sur les 4 millions de personnes touchées par le conflit du Darfour, 1,8 millions sont des enfants et des jeunes de moins de 18 ans.
Sur les 28 jours que couvrent le mois de février 2008, les forces armées soudanaises et les milices Janjawids ont fait plus de 800 disparitions et de meurtres d’enfants de 12 à 18 ans lors d’attaques de villages. Actuellement, on compte plus de 10 000 morts par mois.
QU’ELLE EST L'ORIGINE DU CONFLIT ET QUI EN SONT LES AUTEURS?
Le Soudan a un gouvernement des plus xénophobe au monde.Les tribus arabes musulmanes n’hésitent pas à le crier haut et fort, ils veulent exterminer le peuple du DARFOUR également musulman mais NOIR. Voici la définition que j’ai lu dans le Petit Robert du mot « génocide » : un génocide est une destruction méthodique d'un groupe ethnique.
Pour beaucoup, le conflit du Darfour est le premier génocide du nouveau millénaire ; pour d’autres il s’agit d’une guerre civile. Certaines organisations ainsi que certaines personnalités politique n’hésitent pas à parler de nettoyage ethnique.Pourtant j’ai l’impression que le mot GENOCIDE reste encore tabou quand il s’agit du Darfour, pourquoi ? Autre cause, le Darfour est un territoire riche en pétrole et donc énormément convoité par le gouvernement qui refuse de partager ses richesses avec ce peuple qu'il dit inférieur.Ce peuple pauvre, déjà victime d'une crise alimentaire grave, n’a alors qu'une solution : se révolter.Mais le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille et engage donc des milices afin de mettre fin à la rébellion de cette région. Il est très important de savoir que 8% de l'énergie utilisée par la CHINE provient du pétrole du Soudan.En échange, le gouvernement Chinois protège le gouvernement Soudanais et un bon nombre des petites armes des Janjawids proviennent de Chine.Pourtant le Soudan est principalement armé par la Russie : hélicoptères, kalachnikovs, avions MIG et autres armes de guerre servant à anéantir le Darfour ainsi qu'à renforcer l'armée soudanaise.
Avec ces deux grandes nations dont les intérêts économiques sont énormes, le Soudan ne doit pas s'inquiéter et peu donc agir en toute liberté. Soyons clair, le gouvernement chinois et le gouvernement russe sont donc directement impliqués et pourraient mettre fin à ce conflit si l'humain passait avant les intérêts économiques. En résumé, on peut dire avec certitude que les crimes commis au Darfour sont des crimes RACISTE, qu'au 21 siècle un peuple est en train de se faire exterminer sans que personne ne lève le petit doigt.
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pppppppppppppppp ppppppppppppppppp QUEL AVENIR?
Les réfugiés du Darfour fuient vers le Tchad, frontière la plus proche. Les ONG et les aides humanitaires essayent tant bien que mal de faire leur boulot. Souvent avec des histoires et des témoignages qui nous donnent la chair de poule. Ces camps sont attaqués et le personnel humanitaire est continuellement harcelé. Les camps sont infestés de maladies, l’eau se fait rare et la malnutrition touche la plupart des habitants. Le président du Tchad mis au pouvoir par le président Soudanais, ne soutient que très peu les camps de réfugiés. Si dans un avenir très proche nous ne nous mobilisons pas afin de faire cesser ce conflit, afin que le plus de personnes possible prennent conscience de ce qui se passe dans cette triste région, l'enfer continuera jusqu'à ce qu'il n'y ai plus d'habitant africain noir musulman au Soudan.
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J’espère avoir répondu à vos questions. N’hésitez pas à laisser vos opinions, vos avis ou vos questions en commentaire à cet article. Je vais à présent vous donner quelques témoignages recueillis dans les camps.
Témoignages
« L’attaque a eu lieu à l’aube. C’était en septembre 2003. Des Janjawids sont arrivés en grand nombre en chameau, à cheval et à bord de voitures.Quelques femmes arabes les accompagnaient, certaines à dos de chameau, d’autres sur des ânes. Les femmes ont pris part au pillage. Je dormais quand l’attaque a eu lieu. J’ai été emmenée par les assaillants, certains vêtus de kaki, d’autres en civil, en même temps que des dizaines d’autres filles. On nous a fait marcher pendant trois heures. Pendant la journée, ils nous ont battues et les Janjawid nous ont dit : « Vous, les femmes noires, on va vous exterminer ; vous n’avez pas de Dieu ». Ils nous ont emmenées à un endroit dans la brousse où les Janjawid nous ont violées plusieurs fois la nuit.Pendant trois jours, nous sommes restées sans nourriture et pratiquement sans eau. Au bout de trois jours, les Janjawid ont dû partir ailleurs et ils nous ont libérées. Ils nous ont dit : « La prochaine fois que nous viendrons, nous vous exterminerons tous, nous ne laisserons pas un seul enfant vivant. » (Témoignage d’une jeune femme de vingt ans, originaire du village de Dasa dans le Darfour, aujourd’hui réfugiée dans un camp de l’est du Tchad.)
«
Je suis venue ici parce que l’avion a détruit ma maison. Mon mari a été blessé et je suis malade. Je suis venue chercher des médicaments auprès de MSF. Quand l’avion est arrivé, j’étais enceinte de cinq mois. J’ai perdu le bébé à cause du bombardement. Quand l’avion a bombardé ma maison, j’étais dehors et j’ai vu mon mari à l’intérieur. J’ai couru vers la maison, La fumée qui se dégageait de la bombe m’a fait tousser et puis j’ai perdu mon enfant. Je suis venue ici avec mon mari, il est rentré à Kornoy maintenant. Je suis venue ici il y a deux mois parce que je ne me sentais pas bien. J’ai encore mal dans tout le corps et j’ai toujours un gros ventre. » (Une réfugiée de Kornoy, aujourd’hui au Tchad)
«Quand les Janjawids sont arrivés, j'ai pris ma fille dans mes bras pour courir, une balle m'a atteint à la jambe droite et je ne pouvais plus courir vite, c'est à ce moment que ma fille Husna a été touchée.»
Le père d'une fillette de trois ans tuée à Bir Kedouas.
Témoignage de Samira, âgée de 40 ans, dans le centre de soins du camp situé à Darrech.
“Je viens d’un très petit village du nom de Tasha, en Sharia du Nord. Un matin très tôt, il y a un peu plus de deux ans, nous avons entendu des cris et des tirs venant de l’extérieur, devant notre tuku (maison). Nous avons regardé dehors et avons aperçu des hommes en uniforme de police montant chevaux et chameaux. Ils incendiaient des maisons. Mon mari est alors sorti, tenant notre fils de cinq ans, Walid, dans ses bras. Il a immédiatement été la cible de plusieurs tirs dont un toucha Walid à la jambe.” “J’étais terrorisée, mais mon fils était toujours vivant; je me suis alors précipitée pour le retirer des bras de son père mort. Puis, je me suis enfuie avec mes autres enfants. Le premier jour, nous sommes restés cachés dans les arbres. Nous étions conscients qu’il nous fallait continuer, mais nous ne savions pas où aller et Walid était blessé.” “Mes enfants ne savaient pas ce qu'il se passait et ne cessaient de poser des questions. La seule possibilité qui me paraissait envisageable était de marcher jusque Nyala pour y chercher de l’aide. Nous nous sommes donc mis en route. J’ai marché trois jours durant, avec deux bébés sur le dos et Walid dans les bras. Ma soeur nous accompagnait et s’occupait du reste des enfants. J’ai appris par la suite que des amis avaient enterré mon mari.” “Nous n’avions pas de nourriture et –pire encore- pas une goutte d’eau. Il était dur de continuer à marcher. Puis, des fermiers nous sont venus en aide. Je ne pleurais pas à ce moment-là. Mes yeux étaient secs et je ne ressentais rien. J’étais tout simplement épuisée.” “À notre arrivée ici, on nous a amené à l’hôpital. À présent, mon fils est infirme – mais nous sommes bien vivants.”Alors que Samira prononce ces derniers mots, des larmes commencent à couler sur ses joues.
«Un dimanche après l'attaque de Djawara, des filles sont allées ramasser du bois au ouadi quand elles sont tombées sur des Janjawids. L'une d'entre elles a pu s'enfuir pour donner l'alerte. À l'arrivée des parents et des villageois, les Janjawids ont tiré sur nous. Les quatre filles ont été violées. Les quatre filles sont âgées de treize, douze, dix et neuf ans. »
Un habitant de Djawara
VIDEOSVoici deux vidéos pas spécialement récentes mais résumant bien la situation au darfour, je vous invites à les regarder elles ne durent que 2 minutes.
Tchad, le syndrome Darfour
Darfour
Voici le lieninternet des videos si vous avez du mal à les visualiser sur cette page:
video 1 http://www.dailymotion.com/video/x2bnl8_tchad-le-syndrome-darfour_politics
video 2 http://www.dailymotion.com/video/xy11g_darfour_news
SourcesAfin d’être le plus proche de la réalité possible, j’ai étudié le sujet, je me suis documenté, j’ai analysé de nombreuses sources.
Voici une partie de mes sources : Wikipedia, Association Sauver le darfour, Monde-diplomatique, Association Urgence darfour, Afrik.com, Liberation.fr, Amnesty international, ONU, France 2, Tv5 Monde, New york Times, Dailymotion, Unicef, Arte, Le Monde, tv France, MSF, Courrierinternational, ainsi que de nombreux documents et reportages trouver sur internet et ailleurs…Article réalisé et écrit par Bertrand Vandeloisebougeons@gmail.com