Alors que les Jeux Olympiques débute en aout, nous avons décidé de nous arrêter cette fois sur la situation au Tibet, voici un résumé en quelques dates écrit par Christophe Paquay :
1949 La République Populaire de Chine, dirigée par Mao Zedong, envahi le Tibet, son pays voisin. L’armée chinoise, qui compte alors plusieurs centaines de milliers d’hommes, viendra à bout des tibétains en quelques jours à peine. La répression sera sanglante, tortures, emprisonnements, viols, … On compte depuis lors, 1.2 millions de morts au Tibet.
1950 Le gouvernement tibétain proclame dans l’urgence, Tenzin Gyatso, 16 ans, 14 ème Dalaï Lama du Tibet, c'est-à-dire le chef spirituel, la plus haute fonction du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d'une solution pacifique à la crise.

10 mars 1959 Le peuple tibétain opprimé depuis 10 ans se soulève contre l’occupation de son pays. Le Dalaï Lama est contraint de s’enfuir en Inde pour éviter l’arrestation et espérer pouvoir se faire entendre et « libérer » son peuple. Après une longue route de plusieurs centaines de kilomètres à travers les plus hautes montagnes du monde, il arrive à Dharamsala en Inde ou le gouvernement indien l’autorise à installer un gouvernement tibétain en exil. Il sera très vite rejoint par plusieurs centaines de milliers de tibétains fuillant la répression chinoise. Le gouvernement chinois octroyant des primes non négligeables aux chinois qui acceptent de venir s’installer en pays voisin, on compte actuellement au Tibet plus de chinois que de tibétains.Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celles-ci n'épargneraient pas les mineurs, les ONG font également état de « méthodes particulières » appliquées aux femmes tibétaines. D'après la Commission des droits de l'Homme, (rapport de 1999) les femmes tibétaines seraient stérilisées, obligées à avorter afin de pouvoir exterminer la population tibétaine et subiraient nombre de sévices : tortures, viols et agressions sexuelles : lacération des seins, matraques électriques enfoncées dans le vagin et l’anus …
Aujourd’hui On compte toujours actuellement plusieurs centaines de prisonniers politiques, dont le jeune Panchen Lama, le chef politique du Tibet, non reconnu par le gouvernement de Pekin.Ces prisonniers politiques sont régulièrement soumis aux travaux forcés. Ils subissent des lavages de cerveau, des tortures physiques et psychiques et des classes de rééducation. Suite à la destruction de 6000 monastères bouddhistes, on compte actuellement au Tibet plus de prisons que de monastères.La liberté de religion est sanctionnée et souvent plus sévèrement punie qu'un meurtre. Le drapeau du Tibet, tout comme les photos du Dalaï Lama, sont interdits, sous peine de prison. La langue tibétaine est interdite dans les écoles, et remplacée par la langue principale en Chine, le mandarin, ce qui implique que certaines générations de tibétains ne peuvent plus communiquer ensemble. Les Tibétains subissent une discrimination, notamment pour les emplois, de nombreux avantages étant donnés aux chinois. Nombre de jeunes tibétains se retrouvent donc désoeuvrés, sombrant dans l’alcool. Aujourd'hui, la répression, la volonté d'intimidation et l'étouffement de l'identité et de la culture tibétaines se poursuivent.



1 commentaires:
Ce qui m'avait marquée il y a déjà plusieurs années, c'est qu'en ouvrant un atlas, le "pays Tibet" n'était même plus dessiné en tant que tel.. ça montre l'acceptation du monde d'un tel phénomène..
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