Pourquoi ce site?
Nous aimons le foot, les sorties entre potes, un bon film à la télévision, les soldes de janvier… Tout ça est évidement important.
Mais n’est-il pas aussi essentiel d’avoir une opinion, d’essayer de comprendre, de défendre, de s’informer sur NOTRE monde ?
Nous avons la désagréable impression que beaucoup d’entre nous ne s’intéressent que peu à ce qu’il se passe sur notre planète.
Le but de ce site est tout simplement d’essayer d’informer NOTRE GENERATION sur des sujets que nous estimons majeurs et qui sont malheureusement TROP souvent peu évoqués par les médias.
Sans prétention, nous allons donc nous renseigner, travailler ensemble et rédiger de courts articles, des résumés, illustrés de photos et vidéos.
Nous nous adressons donc à notre génération en espérant vous intéresser et vous motiver à consacrer plus de temps à l’état de notre monde.
Au nom de toute l’équipe de « SECOUONS NOUS » je vous souhaite la bienvenue sur ce blog.
Bertrand Vandeloise
Philosophie de nos articles
Nous avons la prétention de relater objectivement les faits, nous n'avons pas la prétention d'être objectif dans nos opinions.
Nous serons systématiquement du coté de l'être humain.

Article n°2 - La Birmanie

Introduction

La Birmanie (Myanmar) est le plus grand pays de l'Asie du Sud-est et compte plus de 50 millions d'habitants. En 1990, la Ligue nationale pour la démocratie, présidée par Madame Aung San Suu Kyi, remporta les élections libres avec plus de 80 % des voix, mais la junte militaire ne donna jamais le pouvoir à l'opposition. (Junte : gouvernement autoritaire, souvent militaire). Depuis, le pays est dirigé par un groupe de généraux, officiellement unis, mais en perpétuelle lutte interne pour le pouvoir. Aujourd'hui, la Birmanie est l'une des dictatures les plus dures au monde, dirigée par l’armée qui mène ce pays avec une « main de fer dans un gant d’acier ».
En septembre 2007, une augmentation brutale des produits de premières nécessités (vivres, essence…) provoque une série importante de manifestations, d'abord de moines, puis de l'opposition et de nombreux habitants des grandes villes. Les arrestations et la répression militaire commencent fin septembre 2007. Le pays est coupé du monde, les lignes téléphoniques sont inaccessibles et même internet est bloqué. Il n’y a pas de chiffre exact mais il semblerait que le nombre de tués se soit élevé à plusieurs centaines.

(image: le photographe de cette image a reçu le pris Pulitzer fin 2007. Sur cette image vous voyez un journaliste à terre venant de se faire tué par un militaire Birman. )

Ce Mardi 27 mai, la junte militaire a décidé de prolonger d’un an, ce qu’elle fait systématiquement à chaque date anniversaire, l’assignation à résidence du chef de l’opposition Birmane. Elle est ainsi, de fait, isolée du monde, empêchée de tout déplacement, rencontre et activité politique. Madame Aung San Suu Kyi (Prix Nobel de la paix) a passé dans cet isolement 12 des 18 dernières années pour son engagement et ses idées politiques.
Le 3 mai 2008, un cyclone appelé Nargis frappe la Birmanie. Nargis a dévasté le Sud-est du pays, tout le Delta de l'Irrawaddy (principal cours d'eau de la Birmanie) ainsi que le cordon commercial reliant l'intérieur du pays à l'océan.Selon le gouvernement Birman ce samedi 17 mai le cyclone aurait déjà fait plus de 78 000 morts et 56 000 disparus. Plus d’un million de personnes seraient actuellement sans abri, sans eau potable et sans nourriture. Chaque jour, des centaines de personnes meurent de froid, de faim ou par manque de soins. La situation s’aggrave malgré une grande mobilisation d'ONG et d'aides humanitaires.
Pourquoi?
Malgré l'horreur de ce drame, malgré le compte à rebours planant sur de nombreuses vies, le gouvernement birman refuse de laisser rentrer dans les zones sinistrées de nombreux convois de vivres, de médecins et d'autres aides. La junte militaire birmane est méfiante, paranoïaque et ne donne les visas et les laissés- passer qu’au compte gouttes.Le personnel humanitaire international, frustré, n’a d’autre choix que d’attendre les laissés- passer. Depuis seulement quelques jours les organisations humanitaires commencent à recevoir les autorisations pour occuper sur le terrain. D’après un rapport de l’ONU, prés d’un mois après le cyclone, environ 1,5 millions de birmans sur 2,4 millions touchés sont toujours dans le besoin, et n'ont encore reçu aucunne aide.

Pourquoi avoir attendu pour ouvrir les frontières?
Les humanitaires désiraient entrer dans le pays uniquement pour aider le peuple birman et pour sauver le plus de vies possible. Si le gouvernement birman a attendu plus de 3 semaines pour enfin accepter de les laisser rentrer ; nous pouvons donc logiquement nous demander si il est touché par le drame de son peuple.
La Junte birmane aurait- elle peur que certains pays tirent profit de la situation, ou peut être d’être dérangée dans ses projets ?
Vidéo
Voici une vidéo des émeutes de fin 2007 en Birmanie.
Article réalisé et écrit par Bertrand Vandeloise bougeons@gmail.com

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